La fabrique des séries TV

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Comment fait-on une série TV? De l’écriture à la diffusion, les exemples du «Bureau des légendes», le feuilleton phare de Canal+, et de «Quartier des banques», le succès de la RTS

Texte: Nicolas Dufour
  •  Iconographie: Paolo Battiston   •  Réalisation: Paul Ronga

Le monde du renseignement, les banques privées genevoises: au fond, Le Bureau des légendes, série de Canal + depuis 2015, et Quartier des banques (RTS) ont quelque chose en commun. Voilà deux séries qui poussent les portes de milieux plutôt discrets, voire secrets. Ce halo de mystère leur confère leur puissance dramatique. Elles y ajoutent quelques particularités, les péripéties des protagonistes sur fond d’enjeux géopolitiques dans Le Bureau des légendes, les affres familiales dans Quartier des banques

La série de la RTS est revenue pour une deuxième saison, tandis que le fleuron de Canal+ se déploiera en un cinquième chapitre en avril.

A leur manière, avec leurs différences, ces deux feuilletons représentent un pan de la production de séries en Europe, au moment où le genre ne cesse d’exploser en termes de productions, de canaux avec les services en ligne, de consommation…

Etape par étape, voici le résumé de la fabrication de ces fictions qui captivent leurs fidèles.

Malotru (Mathieu Kassovitz) en mauvaise posture dans la saison 4 du Bureau des légendes. TOP THE OLIGARCHS PRODUCTIONS / CANAL+

La création: chacun sa formule

Aux Etats-Unis, l’industrie des séries est fort structurée. Elle suit des cheminements précis dans l’élaboration de chaque création. Traditionnellement, les pilotes, les premiers épisodes qui doivent donner l’aperçu des potentiels du show, sont présentés aux potentiels producteurs et annonceurs en mai, durant une période bien codifiée, les upfronts. Les nouveaux acteurs du secteur, dont ceux du web comme Netflix, bouleversent un peu cet ordre des choses, mais l’industrie conserve ses fondamentaux.

En Europe, il y a diverses manières de faire. Longtemps, les chaînes de TV contrôlaient l’ensemble de la production, les séries étaient entièrement sous leur coupe. La RTS produisait ses sitcoms dans ses propres studios. Le modèle a été jugé dépassé, et dès le milieu des années 2000 les diffuseurs sont passés à un régime de «pitchs» – les brefs résumés de projets, dans des festivals ou dans leurs locaux – et de concours ouverts aux producteurs indépendants.

Eric Rochant est un homme obstiné. Depuis son long métrage Les Patriotes, en 1994, sur les débuts d’un jeune agent dans le Mossad, il n’a cessé de penser aux espions. C’est sa passion, et il lui a donné une forme particulière: Le Bureau des légendes, la première grande série d’espionnage française réaliste. L’affaire peut prendre forme au milieu des années 2010, avec l’appui de Canal +, qui cherche à diversifier les histoires qu’elle propose à ses abonnés. Ce seront les «légendes», le terme de jargon pour les fausses identités des agents sur le terrain.

Lire aussi: «Le Bureau des légendes», une aventure industrielle pour les séries TV françaises

Le verdict fatal de la DGSE

Le sort de la série a tenu à un fil. Pour être précis, au verdict de neuf personnes. Eric Rochant tenait en effet à ce que ses espions, à commencer par Malotru (Mathieu Kassovitz), soient les plus réalistes possible et relèvent de l’authentique Direction générale française de la sécurité extérieure, la DGSE. Alex Berger, le producteur, aime raconter ce moment crucial: «Nous avons approché le ministère. Pas de nouvelles pendant quelque temps, puis un «Monsieur Nicolas» nous a contactés. Nous avons été convoqués par les neuf directeurs de la DGSE, qui, en fait, connaissaient déjà Eric Rochant grâce aux Patriotes. Mais ils nous ont prévenus: au terme de notre présentation du projet, il fallait qu’ils rendent un avis unanime. Si une voix manquait, nous rations le soutien de la DGSE.»

Lire également: Hugo Blick et Eric Rochant, conteurs d’espions

Depuis, c’est un rituel: à chaque nouvelle saison, la production du Bureau… va montrer deux épisodes aux gens de l’espionnage français.

Pourquoi pas une série en milieu bancaire?

Quartier des banques a d’abord été une idée de producteur. Le Genevois Jean-Marc Fröhle s’est associé à la société de production Point Prod en 2005. Il a produit des téléfilms, dont un documentaire sur Omar Porras, puis est passé aux séries avec notamment A livre ouvert, chronique sociale dans une bibliothèque lausannoise par les auteures/réalisatrices Stéphanie Chuat et Véronique Reymond.

Il lui vient l’idée d’une série dans le milieu bancaire. Il précise: le point de départ était de monter un thriller dans cet environnement. «J’ai pitché seul à la RTS»; il avait alors les principaux personnages, ainsi que l’idée que l’un des banquiers devienne un lanceur d’alerte dans son propre établissement. Il entrevoit un choc avec la mère. Le reste, c’est-à-dire toute la structure de la première saison, est venu de la «writers’ room».

Organisation des séquences de l’épisode 6 de Quartier des banques durant le montage, à Genève, août 2019. Nicolas Dufour

L’écriture: une salle et des post-it

Une invention américaine, la «writers’room», importée en Europe par les Anglais, à leur façon, puis les Danois – dont les Suisses romands se sont inspirés, au milieu des années 2000. Outre la salle proprement dite et sa ribambelle de post-it, le concept englobe la notion de travail collectif. Il y a plusieurs auteurs, qui peuvent changer d’une saison à l’autre.

Souvent, un scénariste chapeaute l’écriture, à la fois les arcs – les différentes trames durant une saison – et la continuité. Dans certains cas comme aux Etats-Unis, le scénariste devient showrunner, c’est-à-dire responsable de l’ensemble de la série.

Eric Rochant, showrunner

Eric Rochant (g.) et Mathieu Kassovitz (Malotru). Stéphanie Branchu/Canal+

Fait unique en France, Eric Rochant a ce statut pour Le Bureau des légendes. Il écrit chaque épisode avec son équipe, il en réalise un certain nombre – dans la saison 5, Jacques Audiard est réalisateur vedette invité –, puis il supervise le montage. En somme, rien ne se décide sans lui.

La fabrication du Bureau des légendes se situe dans la Cité du cinéma de Luc Besson, à Saint-Denis. Alex Berger parle de «l’usine à épisodes»: les auteurs sont en haut, le plateau en bas. Et il y a les tournages à l’étranger, qui prennent toujours plus de poids. L’écriture de la série d’espionnage a sa forme précise: Eric Rochant, showrunner, est coauteur de chaque épisode. Un scénariste est plus spécialement chargé d’un épisode, qu’il conduit jusqu’à la version dite «dialoguée», presque finale. Il y a aussi dans l’équipe des scénaristes collaborateurs, qui écrivent certaines scènes et contribuent aux recherches documentaires. Enfin, l’effectif compte les auditeurs, des scénaristes en formation qui font un stage et participent à la documentation.

Les étapes de fabrication du Bureau des légendes

* Le tournage du Bureau des légendes se déroule dans divers pays avec plusieurs équipes en parallèle.

Au cinéma en Europe, le réalisateur domine. Les séries, elles, sont affaire d’auteurs. Eric Rochant le résume quand il évoque l’importance du scénario et de la direction d’acteurs: «Je dis toujours aux acteurs: ne joue pas! Je veux avoir l’impression d’assister aux situations comme dans la vie. Je suis très présent dans la direction d’acteurs, car après l’écriture, c’est là que ça se joue. Une série mal écrite ou mal jouée, c’est la mort. Une série mal réalisée, bon…»

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De Heidi aux banquiers

Pour Quartier des banques, Jean-Marc Fröhle fait appel à Stéphane Mitchell, qui, après Heidi en 2008 et T’es pas la seule!, avait divers projets tout en ayant repris des études. Elle raconte «avoir hésité, mais j’adore me plonger dans un milieu précis, me documenter, faire en sorte que nous soyons justes dans l’écriture». Elle devient cocréatrice, avec le producteur et le réalisateur Fulvio Bernasconi.

Lire également: Stéphane Mitchell, la cheffe scénariste

Dans la «salle des auteurs» de Quartier des banques. Fulvio Bernasconi

Pour la première saison, trois auteurs belges sont impliqués, Brigitte Leclef, Axel du Bus de Warnaffe et Vincent Lavachery. D’entrée de jeu, Quartier des banques a appliqué la pratique de la «salle des auteurs», même si le trio de base reste maître des choix. Pour la deuxième saison, outre le producteur, le réalisateur et la journaliste Marie Maurisse – qui travaille pour Le Temps –, le jeune auteur romand de polars Sébastien Meier a rejoint l’équipe. Une manière de faire en groupe, très différente de l’écriture littéraire en solitaire. Pourtant, il explique ne pas en avoir souffert: «J’avais déjà une pratique de l’écriture collective avec l’AJAR», une association de jeunes auteures et auteurs romands. «Ce qui importe avant tout, c’est le genre et ses codes. Le polar repose sur l’importance de la documentation et de la structure, qu’il s’agisse d’un livre ou d’une série. C’est un peu comme un roman. La difficulté, c’est d’intégrer durant l’écriture les contraintes pratiques et financières, limiter les décors, ne pas partir dans trop de directions…»

Notre critique de la saison 2: «Quartier des banques», des diamants de sang à Genève

Une série annuelle

En France, Le Bureau des légendes a été la première série à imposer un rythme annuel. La cinquième saison arrive avec du retard, mais jusqu’ici les aventures des espions revenaient tous les douze mois. Cela suppose une organisation lourde, car les auteurs planchent sur la saison suivante alors qu’on tourne celle du moment. «On ne voit pas beaucoup le jour pendant huit mois…» sourit Alex Berger, qui ajoute: «Pour tenir un tel rythme, il a fallu changer complètement la donne de la production à la française. Modifier les contrats, les allonger au besoin, et engager davantage de monde…»

Quartier des banques 2 a elle aussi représenté une innovation. Hormis le cas particulier de L’Heure du secret, en 2012-2014, la RTS n’avait jamais donné une deuxième saison à l’une de ses séries dramatiques. «Nous y pensions déjà à la fin de la première», précise Stéphane Mitchell.

Plan de tournage d’un épisode, ici la fiche précise d’un plan, qui sera utilisée au montage et pour le traitement du son, opéré à Bruxelles. Nicolas Dufour

Le tournage: chaque minute compte

Il a fallu neuf mois pour écrire les six épisodes de Quartier des banques 2, puis trois mois de tournage et six mois de postproduction.

Le Bureau des légendes est aussi tournée en trois mois, mais avec au moins deux équipes en parallèle durant un temps. Pour la troisième saison par exemple, il y a eu 50 jours de tournage au Maroc.

Le temps de tournage est plus serré dans les séries que pour les longs métrages de cinéma – par jour, on produit environ deux fois plus de minutes utilisables. Les journées sont longues et la gestion des acteurs, des décors, de tous les composants qui doivent servir pour la fiction, à l’image, se révèle complexe.

Le tournage de Quartier des banques. Nicolas Dufour

Les acteurs ou le jeu sur la durée

Les acteurs compensent en appréciant le défi de chaque saison, l’avantage de travailleur sur la durée. Présentant la troisième saison du Bureau des légendes, Sara Giraudeau déclarait: «Il y a des scènes jouissives à tourner… Je trouve l’exercice de plus en plus exaltant au fil des saisons. Pourtant, à l’origine, j’ai hésité. Se lancer dans une série représente un engagement particulièrement fort, mais j’admire mon personnage et ceux des autres acteurs, la manière dont ils passent par différents états, comment Marina a été meurtrie, s’est reconstruite…»

Mathieu Kassovitz assure qu’il ne regarde rien «avant la diffusion à la télé, avec des amis. A propos de nos personnages, il nous arrive de gueuler, de dire que nous ne sommes pas d’accord, mais les scénaristes nous expliquent. A la fin, nos dieux décident… Il y a parfois jusqu’à trois tournages en même temps, il est important pour Eric Rochant et les auteurs de tenir leur série, d’éviter qu’elle ne parte en sucette. Et puis, évoluer durant la série, vieillir comme vieillit le personnage, c’est super, c’est inédit.»

Les séries, c’est aussi des gros sous

Le chef opérateur Vincent Van Gelder sur le tournage de Quartier des banques. RTS/Jay Louvion

La deuxième saison de Quartier des banques a coûté 5,5 millions de francs (la première 5,1 millions), pour six épisodes. La RTS met 3,6 millions et, depuis le deuxième volet, la SSR ajoute un bonus pour une diffusion au même moment en Suisse italienne, romande et alémanique. Le solde vient des coproducteurs belges et de quelques instances régionales, dont Cinéforom. La diffusion à l’étranger, comme la reprise par Amazon en France, apporte quelques modestes sommes en sus.

Le budget de Quartier des banques

Le Bureau des légendes est sans doute la série française la plus coûteuse du moment. De 15 millions d’euros pour 10 épisodes en première saison, en 2015, le budget est monté à 22 millions lors du cinquième chapitre. Canal + a augmenté sa part, de 63% à 68%, notamment en raison d’une hausse des droits de diffusion en ligne.

Tournage de la saison 3 du Bureau des légendes. TOP THE OLIGARCHS PRODUCTIONS / CANAL+

Le montage: la narration refabriquée

Dans les sous-sols de Point Prod, au cœur du quartier Praille-Acacias-Vernets qui agite Genève. Le réalisateur Fulvio Bernasconi passe d’une petite salle à l’autre, pièces occupées par les monteurs Nicolas Hislaire et Kevin Schlosser. «Ça coupe pas terrible, ici», lance Kevin Schlosser. Devant ses trois écrans, il planche sur une séquence de course de voitures puis d’accident, «le genre de scènes compliquées à monter. Les images par drone nous sont très utiles, car elles permettent de laisser les choses ouvertes à la fin.»

Le montage représente une étape cruciale. Dans le cas du Bureau des légendes, le showrunner Eric Rochant supervise les opérations. Pour Quartier des banques, les scénaristes ne sont pas là, le producteur passe parfois. C’est Fulvio Bernasconi qui assure la continuité, depuis les premiers jours de l’écriture jusqu’aux derniers travaux de postproduction sur le son ou les effets spéciaux.

Le montage de Quartier des banques a duré six mois. Nicolas Dufour

Kevin Schlosser raconte: «Nous avons commencé un pré-montage alors qu’ils tournaient toujours. A ce moment-là, c’est dans le désordre, pour faire un premier bout-à-bout.» Une pratique «plus aisée quand il s’agit d’une deuxième saison, nous maîtrisons mieux le déroulement», indique Fulvio Bernasconi.

Sept ou huit versions d’un épisode

Chaque prise a été saisie trois à quatre fois en moyenne. Numérisé, malléable à merci – c’est un montage virtuel, qui ne menace pas le matériau d’origine –, le résultat du tournage devient une matière première que le réalisateur et les monteurs vont triturer. Il peut y avoir sept, huit versions d’un épisode. «Parfois on permute des scènes, on en déplace même d’un épisode à l’autre, si nécessaire», précise le réalisateur. Nicolas Hislaire explique: «On ne change pas le sens de ce qui est dit, mais on essaie souvent de rendre les choses plus lisibles. Parfois, des messages ou des sentiments paraissent évidents à l’écrit, mais sont moins lisibles à l’image.»

Jean-Marc Fröhle confirme: «Le regard des monteurs est précieux. Ils ont une approche nouvelle, ils peuvent pointer quelque chose, et on cherche la solution. Il peut y avoir des incohérences depuis le stade du scénario.»

Devant les écrans, dans le sous-sol genevois. «On s’emm… un peu, il faudrait passer aux vitamines», lance le producteur. Kevin Schlosser hésite devant la finition d’une scène: «Il y a plusieurs coupes franches, un peu trop, ça peut donner l’impression d’un excès de style.» On revisionne, sans fin.

Le Belge Jonathan Zaccaï sur le tournage de la saison 3 du Bureau des légendes. TOP THE OLIGARCHS PRODUCTIONS / CANAL+

La diffusion: des destins internationaux

Un an déjà après son lancement, Le Bureau des légendes est devenue la série française engrangeant le plus de revenus à l’étranger. Une saison rapporte plus de 700 000 euros en préachat, ce qui n’est pas négligeable. La série a ses fans en Grande-Bretagne, où pourrait se réaliser une adaptation locale. Idem aux Etats-Unis: la chaîne AMC a pris une option pour une adaptation. Ce qui se discute également en Corée du Sud.

TEASER. La bande-annonce de la saison 5 du Bureau des légendes.

A l’automne 2017, Quartier des banques avait démarré en trombe, avec 203 000 spectateurs et une part de marché de 33%. Au final, la série a drainé 179 000 fidèles, 28% du marché. Elle a ouvert une brèche, à l’époque, en étant l’émission de la RTS «la plus rattrapée» en vision différée sur le poste de TV, sans compter les visionnements plus tard, sur RTS play.

Lire également: «Le Bureau des légendes», saison 4: deuil, épreuve et purgatoire

A ce jour, Quartier des banques est la fiction la plus vendue par la RTS et ses producteurs. Si, lors du premier chapitre, la diffusion belge avait été mal amorcée, le feuilleton bancaire a eu son petit cheminement global. Fait piquant, il a été montré au Danemark, le pays par lequel tout est arrivé en Europe continentale. Au total à cette heure, Quartier des banques a pu être vue dans 13 pays, dont la France avec Amazon, l’Allemagne, les Pays-Bas et les Etats-Unis sur une plateforme web.

EXPORTATION. La bande-annonce grecque de Quartier des banques.

La saison 5 du Bureau des légendes devrait être la dernière d’Eric Rochant, qui, depuis quelques années, a tenu à préparer une succession à la barre de son feuilleton.

Il n’y a pas encore de feu vert de la part de la RTS, mais les auteurs de Quartier des banques posent en ce moment les jalons d’une troisième partie. Stéphane Mitchell, Jean-Marc Fröhle et Fulvio Bernasconi disent depuis quelque temps qu’ils souhaitent une troisième et dernière saison.

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