L’expansion du nouveau coronavirus

Le SARS-CoV-2 a causé ____ décès et plus de _____ infections confirmées dans le monde. Il a atteint la Suisse le 25 février, quatre semaines après l’Italie. Suivi de la situation au jour le jour

Textes mis à jour le jeudi 30 juillet 2020

Avertissement

  • La fiabilité et la disponibilité des données varie de pays en pays.
  • Les cas confirmés ne correspondent qu’à une portion des cas réels.
  • Les chiffres établis par les pays dépendent du nombre de tests effectués, de la qualité des tests et des critères retenus pour attribuer les décès au Covid-19.
  • Les pays et cantons réajustent régulièrement leurs bilans des jours précédents, voire des semaines précédentes. Les corrections les plus fortes sont signalées en note.
Cas cumulés dans le monde
_____
cas confirmés
___
décès

Mis à jour le _____________, source: Université Johns-Hopkins

Cas cumulés en Suisse
___
cas confirmés
(+___ depuis ___ soir)
___
décès

Mis à jour le _____________, source: OpenZH

Nouveaux cas, nouveaux décès et nombre de tests

Le nombre de cas quotidiens confirmés en laboratoire augmente lentement depuis le début du mois de juin. Ce graphique emploie une moyenne mobile, qui aplanit les fluctuations, et une échelle logarithmique, permettant de représenter des données d’un ordre de grandeur différent. Décochez ces options pour voir les fluctuations quotidiennes, notamment des creux chaque week-end en raison d’un plus faible nombre de tests.


Source: OFSP, données retraitées par «Le Temps». Moyenne mobile sur 7 jours.
Nouveaux cas dans les cantons romands ainsi que Berne et Zurich, depuis le 1er juin

Ce graphique emploie une moyenne mobile sur sept jours pour aplanir les fluctuations, notamment durant les week-ends. Les données des derniers jours sont provisoires.

Taux de reproduction en Suisse

Le nombre de reproduction effectif (Re) correspond au nombre moyen d’infections causées par un individu infecté. S’il est supérieur à 1 (la ligne indiquée d’un trait orange dans le graphique ci-dessous), l’épidémie croît de manière exponentielle.

Source: estimation de la Swiss National COVID-19 Science Task Force fondée sur les cas confirmés d’après l’OFSP. Les valeurs des derniers jours sont inconnues en raison du délai entre l’infection et le moment de sa détection. La Task Force révise régulièrement ses estimations.
Taux de reproduction en Europe

Re est actuellement supérieur à 1 dans la plupart des pays européens, selon les estimations de la task force scientifique de la Confédération.

Source: estimation de la Swiss National COVID-19 Science Task Force fondée sur les cas confirmés selon l’ECDC. La Task Force révise régulièrement ses estimations, en particulier pour les jours les plus récents.
Nombre hebdomadaire de décès

En nombre absolus, les Etats-Unis cumulent le plus grand nombre de décès attribués au Covid-19. Mais l’Inde et le Brésil l’ont rattrapé en nombre de nouveaux décès par semaine. Ce graphique emploie une échelle logarithmique.

A comparer avec les taux de décès cumulés par million d’habitants, plus bas dans cette page.

Surmortalité des 65 ans et plus dans la région lémanique

L’Office fédéral de la statistique observe le nombre hebdomadaire de décès dans les grandes régions de Suisse, toutes causes confondues. La valeur attendue est calculée sur la base des cinq années précédentes. L’aire verte correspond à la fourchette dans laquelle les fluctuations sont considérées comme aléatoires. La surmortalité est le nombre de décès qui dépassent la valeur attendue. L’OFS corrige à la hausse les valeurs des 40 derniers jours pour tenir compte des décès enregistrés en retard.

Les statistiques de surmortalité des différents pays permettent d’évaluer la précision de leurs bilans en matière de décès dus au Covid-19. Lire à ce sujet: L’impact du Covid-19 sous-estimé dans de nombreux pays

Source: Office fédéral de la statistique. En raison des décès annoncés en retard, l’OFS doit ajuster les valeurs des 40 derniers jours.
Nouveaux cas confirmés par canton

Survoler/toucher un canton pour plus d’informations.

Note: les données cantonales manquantes sont substituées par celles du jour précédent.
Source: OpenZH, cantons suisses. Population dans les cantons: chiffres définitifs 2018 de l’OFS
Taux de cas confirmés par million d’habitants

Les pays sont alignés sur le jour où les cas confirmés atteignent le taux de 1 cas par million d’habitants. Pour la Suisse, ce «jour 0» est le 29 février, avec 12 cas. Des différences dans les méthodes et le nombre de tests effectués rendent cependant les comparaisons entre pays difficiles.

Source: Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC), données retraitées par Le Temps. Le graphique s’arrête à la dernière valeur pour l’Italie, celles concernant la Chine sont donc rognées.
Note: le 25 mai, l’Espagne a réévalué ses bilans à la baisse (-1918 décès et-372 cas). Ces chiffres ont ensuite été fortement corrigés à la hausse.
Taux de décès par million d’habitants

Les pays sont alignés sur le jour où les cas confirmés atteignent le taux de 1 cas par million d’habitants. L’attribution ou non d’un décès au Covid-19 peut être difficile, en particulier lorsque la victime était affectée par plusieurs maladies. Les critères ne sont pas les mêmes dans chaque pays.

A comparer avec les décès hebdomadaires en valeurs absolues.

Source: Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC), données retraitées par Le Temps. Le graphique s’arrête à la dernière valeur pour l’Italie, celles concernant la Chine sont donc rognées.
Note: jusqu’au 22 avril, le graphique s’arrêtait au nombre de jours du pays où le Covid s’est déclaré le plus récemment.
Cas cumulés dans le monde depuis le 27 janvier

Les Etats-Unis sont devenus le nouvel épicentre de la pandémie. Relativement épargnée jusqu’à présent, l’Afrique compte de plus en plus de malades du Covid-19.

Cette carte présente un cumul du nombre de cas qui ne tient pas compte des guérisons et décès.

Survoler/toucher un cercle pour plus d’informations.

Source: Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC), données retraitées par Le Temps. La taille des cercles a été modifiée à plusieurs reprises dès le 15 avril en raison de la forte hausse des cas aux Etats-Unis.
Quand la Suisse était le pays au taux le plus élevé

Du mardi 24 au dimanche 29 mars, la Suisse a été le pays comptant le taux de cas confirmés par habitant le plus élevé. Elle se trouvait en 6e position en décès par million d’habitants, bien que l’épidémie n’ait atteint le pays que le 25 février (contre le 31 janvier pour l’Italie).

La fiabilité des données, l’étendue des tests et la manière d’attribuer les décès au Covid-19 varie de pays en pays a cependant une forte importance dans les bilans annoncés par les pays.

Date: mercredi 11 mars 2020

Taux de cas confirmés pour un million d’habitants. Les pays comptant moins d’un million d’habitants ont été écartés.

Le Covid-19 en douze questions

  • Parlez-vous le coronavirus? Commençons par un rapide point sur la nomenclature utilisée.

    L’épidémie est provoquée par un virus de la famille des coronavirus, ou virus à couronne, du nom de l’aspect de ces agents pathogènes: une boule hérissée de spicules formant une couronne.

    Il existe plusieurs coronavirus. Celui dont il est question en ce moment, un temps nommé nCoV-2019 pour «nouveau coronavirus de 2019», s’appelle désormais officiellement le SARS-CoV-2, pour «coronavirus responsable du syndrome respiratoire aigu sévère 2».

    La maladie qu’il provoque est quant à elle nommée le Covid-19, pour «maladie du coronavirus de 2019».

    Sur ce sujet: Le coronavirus a un nouveau nom et il n’est pas terrible

  • Selon la version officielle, tout serait parti en décembre 2019 d’animaux vivants vendus sur le marché de Wuhan en Chine et qui auraient transmis le virus à l’homme. Les coronavirus sont des virus dits zoonotiques, à savoir que leurs réservoirs naturels sont des animaux, souvent la chauve-souris. Généralement, le passage vers l’être humain se fait via un autre animal, appelé hôte intermédiaire: la civette masquée pour le SRAS et le dromadaire pour le MERS, deux épidémies provoquées par des coronavirus.

    Cet animal intermédiaire pourrait être le pangolin, d’après une étude chinoise. Après avoir testé plus de 1000 échantillons provenant d’animaux sauvages, les scientifiques ont déterminé que les génomes de séquences de virus prélevés sur les pangolins étaient à 99% identiques à ceux trouvés sur des patients atteints du nouveau coronavirus, selon l’agence étatique Chine nouvelle. Mais ces résultats demandent confirmation.

    Sur ce sujet: Les chauves-souris chinoises, fabriques à coronavirus | Pourquoi notre cerveau ne comprend rien à la propagation du coronavirus | François Balloux: «Il y a beaucoup de «patients zéro», il est inutile de chercher les coupables!»

  • Les cas de maladies liés au SARS-CoV-2 peuvent évoluer très différemment et s’accompagner de légers symptômes comme de plus graves nécessitant une hospitalisation chez les sujets souffrant de maladies chroniques ou particulièrement sensibles.

    Les symptômes les plus fréquents sont la fièvre (plus de 38 °C) et une toux sèche pouvant s’accompagner parfois de maux de gorge. Des symptômes mois courants peuvent également apparaître, comme des courbatures, des douleurs, des maux de tête, une conjonctivite, une diarrhée, une perte du goût ou de l’odorat, une éruption cutanée ou une décoloration des doigts du pied ou de la main.

    D’après l’Organisation mondiale de la santé (OMS), environ une personne infectée sur cinq devient gravement malade et développe des symptômes plus inquiétants de difficultés respiratoires.

    Sur ce sujet: Coronavirus: un test en ligne pour connaître votre risque | Crises de delirium chez des malades du Covid-19 | Covid-19, ces malades qui ne guérissent pas | Comment le coronavirus s’attaque à l’entier de notre corps | Avis de tempête immunitaire dans les cas graves de Covid-19

  • Commençons par ce que vous ne devez surtout pas faire: aller directement chez le médecin, à l’hôpital sans y avoir été invité: c’est le meilleur moyen pour infecter un grand nombre de personnes, sujets vulnérables et personnels soignants compris.

    Ceci étant dit, vous pouvez consulter la plateforme Coronacheck, première étape utile pour se faire une idée de son état et savoir s’il est recommandé de se faire tester au Covid-19.

    En cas d’apparition des symptômes évoqués ci-dessus, vous pouvez appeler la ligne spécialement mise en place par l’Office fédéral de la santé publique (OFSP): le 058 463 00 00, accessible 24 heures sur 24.

    Sur ce sujet: La fiche auto-isolation de l’OFSP vous dira tout

  • Le virus ne se propage pas seul: ce sont les personnes qui le propagent. Les scientifiques ont encore beaucoup à apprendre à ce sujet, mais ils semblent s’accorder sur le fait que le SARS-CoV-2 se transmet par les sécrétions de personnes à personnes (postillons, toux, etc.). Des études ont également mis en évidence une possible transmission par les aérosols, ces nuages de gouttelettes microscopiques, qui sont mille fois plus petites que les postillons et invisible à l’œil nu.

    Il subsiste quelques doutes sur la capacité du coronavirus à être transmis via des surfaces infectées – ce qu’on appelle des fomites. De récents travaux ont établi que le SARS-CoV-2 pouvait perdurer plusieurs jours sur du plastique ou de l’acier inoxydable. Une telle infection «peut être possible», évoque le site des Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC), si l’on touche une telle surface et qu’on porte ses mains au visage ensuite. Mais ce n’est vraisemblablement pas la principale voie de transmission.

    Sur ce sujet: Le coronavirus pourrait finalement se transmettre par l’air | Les salles de fitness, des nids à coronavirus? | Le coronavirus ni dans la mer ni dans les coquillages

  • Les personnes les plus malades sont aussi les plus contagieuses. Mais les autres? Plusieurs études semblent confirmer le rôle important des personnes asymptomatiques ou préasymptomatiques – c’est-à-dire n’ayant pas encore éprouvé les premières manifestations cliniques liées au Covid-19- dans la propagation de la pandémie du nouveau coronavirus. Selon certains experts, cette transmission silencieuse de la maladie serait responsable de plus de 50% du taux d’infections au sein de la pandémie.

    Sur ce sujet: Covid-19: même sans symptômes, une transmission est possible

  • Au début de l’épidémie, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) estimait que seuls les personnes présentant des symptômes et les personnels soignants doivent en porter. Les masques chirurgicaux, les plus courants, ne protègent pas contre une infection virale: ils empêchent le porteur d’expectorer des gouttelettes potentiellement infectieuses.

    Mais certains experts ne sont pas d’accord avec l’OMS, à commencer par le directeur des centres chinois de contrôle et de prévention des maladies. Plusieurs pays asiatiques ont au contraire encouragé la population à se protéger, arguant du fait que si tout le monde se protège, on limite la transmission, comme l’ont montré plusieurs études scientifiques. La protection des masques est donc limitée, mais combinée avec les mesures d’hygiène et de distanciation sociale, elle a bel et bien un effet.

    En vidéo: A quoi sert (vraiment) un masque?

  • Début avril, plusieurs cas d’animaux de compagnie testés positifs au SARS-CoV-2 étaient recensés dont trois chiens à Hongkong et un chat en Belgique. Un des chiens est mort, mais sans preuve que ce soit bien le Covid-19 qui ait tué ce loulou de Poméranie à Hongkong. Le virus est extrêmement bien adapté pour infecter les humains, mais cela ne veut pas dire qu’il sera aussi efficace chez un chien. Il peut ouvrir deux portes accédant à l’intérieur des cellules humaines: les protéines transmembranaires ACE2 et TMPRSS2. Protéines qui existent aussi chez le chien, mais de forme légèrement différentes. Peu de chance qu’il puisse donc infecter les cellules de ces animaux, d’autant qu’il semble peu soumis aux mutations génétiques.

    En l’état, il y a donc très peu de risque de transmission depuis ou vers les animaux domestiques. Et ce sont ces pauvres bêtes qui trinquent: les refuges du monde entier observent un pic d’abandon depuis le début de l’épidémie.

    Sur ce sujet: Les animaux de compagnie à l’abri du coronavirus

  • C’est possible, mais facilement évitable en prenant quelques précautions. Possible car le virus persiste jusqu’à trois heures dans des aérosols, et que les supermarchés constituent des environnements confinés: rayons, parkings couverts et autres ascenseurs contribuent à une promiscuité déconseillée. Mais les aérosols ne sont vraisemblablement pas le vecteur principal de transmission.

    Les aliments ne sont pas non plus des vecteurs privilégiés, et la cuisson tue les virus. Attention de bien laver ses fruits et légumes, ce qu’il faut de toute façon faire pandémie ou pas. Enfin s’agissant des emballages, ils peuvent être contaminés. Il faut donc les jeter et se laver les mains.

    En résumé, en évitant les contacts, en respectant une hygiène stricte, et en lavant ou cuisant bien ses aliments, on ne risque rien.

    Sur ce sujet: Faire ses courses sans risques: les gestes à adopter

  • Comme tout le monde, les enfants peuvent être infectés par le SARS-CoV-2, mais ils sont sous-représentés parmi les personnes atteintes. Une étude menée sur 72 134 personnes infectées en Chine a montré début mars que seuls 1% d’entre elles avaient moins de 10 ans. La plupart des cas n’étaient pas critiques. Un seul décès a été recensé dans cette étude, chez un bébé de dix mois ayant un facteur de risque pulmonaire. Depuis, des cas de décès chez une fille de 16 ans en France, et une autre de 12 ans en Belgique ont été signalés. Mais il s’agit de formes sévères rarissimes de la maladie.

    Quant à la transmission, elle ne semble pas particulièrement portée par les enfants, même si ce point demeure obscur. Parmi les explications possibles, le fait qu’ils toussent «mal» comparé aux adultes, limitant les projections de gouttelettes, ou encore le fait que le nez ne coule pas lors du Covid-19 (les sécrétions nasales étant un vecteur important chez les enfants). Les adolescents ou les jeunes adultes semblent plus à même de transmettre le virus, en raison de faibles symptômes qu’ils subissent.

    Sur ce sujet: Le Covid-19 chez les enfants, des preuves scientifiques insuffisantes

  • Il n’y a pas de traitement standard étant donné que le SARS-CoV-2 est un virus émergent, qui était inconnu il y a quelques mois. Tant qu’aucune molécule n’a clairement démontré son efficacité à éradiquer le virus, les médecins doivent donc se baser sur des maladies semblables. Pour les patients à risque et hospitalisés, qui présentent des infiltrations pulmonaires et de graves insuffisances respiratoires, il existe plusieurs molécules, au premier rang desquelles les antiviraux.

    Le Kaletra, une combinaison de lopinavir et de ritonavir, est utilisé dans certains hôpitaux, dont celui de Genève. Autre possibilité: le remdesivir, produit par Gilead, ou encore l’hydroxychloroquine, un ancien antipaludique dont l’efficacité a été mise en doute par de nombreuses études. Tous ces médicaments – et d’autres – font actuellement l’objet d’essais cliniques afin de déterminer leur efficacité et leur innocuité.

    Sur ce sujet: Le plasma des personnes guéries peut-il venir à bout du coronavirus? | Peut-on guérir grâce au sang d’un autre?

  • Négligée lors de l’irruption de la maladie, la perte de l’odorat est désormais relevée dans de nombreux pays et pourrait être expliquée par la capacité du nouveau coronavirus à infecter le système nerveux central des malades – notamment les zones du cerveau traitant les informations olfactives.

    Des études ont rapporté la présence du SARS-CoV-1 (très proche génétiquement) dans le système nerveux de malades lors de l’épidémie de SRAS au début des années 2000. D’autres travaux ont mis en évidence chez la souris la diffusion du virus dans le bulbe olfactif puis dans le reste du cerveau. De quoi laisser supposer à certains scientifiques que les difficultés respiratoires des patients pourraient être aussi le fait d’atteintes aux centres nerveux en charge du contrôle de la respiration.

    Sur ce sujet: Covid-19: la perte d’odorat probablement temporaire

  • C’est la grande question, que les experts du monde entier essaient encore de trancher. Des études ont confirmé l’existence d’une immunité acquise contre le SARS-CoV-2, y compris chez les personnes présentant une forme légère de la maladie, mais on ne sait toujours pas de combien de temps est sa durée.

    Sur ce sujet: Covid-19: «Ceux qui ont fait une forme mineure ont développé une immunité protectrice, mais pour combien de temps?»

  • La science ne dispose, à l’heure actuelle, d’aucun remède efficace contre le nouveau coronavirus. Dans ce contexte, tous les regards se tournent vers un possible vaccin. Depuis le début de l’été, l’élaboration d’un vaccin contre le Covid-19 s’est accélérée. Selon le suivi réalisé par l’OMS, cinq projets sont entrés dans la phase III de leurs essais clinique sur les plus de 160 recensés à travers le monde. Les plus rapides devraient présenter les résultats préliminaires de cette phase finale de développement cet automne.

    Plusieurs méthodes sont actuellement adoptées afin de développer un vaccin. La première, choisie par deux des recherches menées en Chine, consiste à prendre une particule du virus et à l’inactiver, comme le vaccin contre la coqueluche, par exemple.

    La deuxième consiste à mettre une des protéines qui enveloppent le coronavirus, appelée protéine Spike, dans un autre virus, afin que celui-ci se réplique dans le corps humain, et accélère la fabrication d’anticorps.

    Quant à la troisième méthode, elle consiste à injecter dans le corps humain une molécule des protéines du gène (ADN) ou du messager du gène (RNA) du coronavirus. La particule sera sélectionnée précisément afin de provoquer la meilleure réponse immunitaire possible.

    Sur ce sujet: Covid-19: à quand un vaccin?

Données et méthode

Les données concernant le monde entier ou des pays sont fondées sur les fichiers diffusés quotidiennement par l’agence européenne ECDC, à l’exception de la situation en temps réel, qui repose sur les compilations en continu de l’université Johns-Hopkins.

Les données sur la Suisse et les cantons Suisses proviennent de l’OFSP depuis le mois de juillet. Auparavant, cette page employait les bilans cantonaux compilés par l’unité Open Data du canton de Zurich (OpenZH), dont l’actualisation est plus rapide. Plusieurs cantons ont cependant cessé de communiquer des bilans quotidiens durant l’été.

Du 27 janvier au 22 mars, cette page était actualisée grâce aux données de Johns-Hopkins, qui incluaient une estimation des guérisons. Cette université fournit un énorme travail de compilation des bilans officiels et des chiffres annoncés dans les médias en ligne, mais des erreurs importantes se sont fréquemment retrouvées dans les données.

Le tableau des cas confirmés et décès est mis à jour chaque heure. Les cartes et infographies sont mises à jour entre 10 heures et 15 heures, selon la disponibilité des données. Les taux de cas et de décès sont calculés à partir de la population 2019 selon la Banque mondiale pour les pays et selon l’Office fédéral de la statistique pour les cantons.

Les données géographiques sont ajoutées sur la base de l’abréviation sur trois lettres des pays (code alpha-3) et sur deux lettres des cantons. Nous réparons un maximum de données pour les pays, mais des chiffres relatifs aux trois pays suivants ne sont pas affichés pour cause de codes alpha-3 manquants: Pays-Bas caribéens, Anguilla et îles Malouines.

Pour que l’aire des cercles soit proportionnelle au nombre de cas, ceux des cantons sont calculés au moyen d’une racine carrée. En raison des très grandes différences entre les pays (d’une poignée à plus d’un demi-million de cas), les cercles de la carte mondiale sont basés sur la puissance de 1/1.75.

A consulter également:

Infographies: Paul Ronga, code disponible sur GitHub